La Fondation Zellidja attribue des bourses de voyage pour permettre à des jeunes de 16 à 20 ans d’effectuer seuls un voyage d’étude sur le sujet de leur choix, dans le pays de leur choix. L’INA soutient l’opération et diffuse leur reportage de bord. Découvrez “La chaleur des glaciers” expliqué par son réalisateur William Oger :
Leif Magne
“Leif Magne est la première personne que j’ai rencontrée pour le film. Le recul que contient le discours d’un prêtre me paraissait être une bonne manière de présenter un lieu et un mode de vie.”
Olaf Storo
“Ma rencontre avec Olaf Storo fût très enrichissante. J’ai passé beaucoup de temps avec lui. La première fois, il m’a accueilli avec beaucoup de sympathie et j’ai passé l’après-midi dans son atelier pendant qu’il travaillait sur sa dernière lithographie. Une de ses grandes œuvres est un ours polaire taillé dans la glace qu’on lui avait commandé pour l’ouverture du Global seed Vault (http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard_Global_Seed_Vault). Il en préparait un nouveau pour le Danemark lors de notre dernière rencontre et j’ai pu l’aider à le préparer.”
Les villages Russes
“Une des plus importantes rencontres que j’ai pu faire durant ce voyage n’est pas dans le film. Par sécurité et par respect pour la personne, je ne l’ai pas filmé. Elle m’a introduit à Barentsburg, ce village russe de 400 habitants. Le patron de le la mine de charbon dirige clairement le village comme bon lui semble, s’enrichit et laisse les habitants vivre dans des conditions déplorables. Les employés ne peuvent pas gérer leur salaire eux-mêmes. Aucune monnaie ne circule ou seulement celle des touristes. Tous les frais sont déduits du salaire qui ne pourra être touché uniquement qu’en rentrant au pays. Le sujet est assez tabou, on évite d’en parler et les guides touristiques, fils du patron, les seuls à parler anglais, détournent la réalité de leurs commentaires.”
La famille Vatvik
“Bervit et Carl sont arrivés à Longyearbyen en 1977. Ils ont eu trois enfants, Emelie, Silje Marie et Terjei. Daiane est brésilienne, c’est la petite amie de Terjei et Sven est marié à Emelie. Ils ont une petite fille d’un 1an et demi, Linnea. Dans la pièce, il y a une grande plante qui effraie Linnea quand on l’en approche. Sa grand-mère m’explique avec amusement qu’on reconnaît un enfant d’ici à sa peur des arbres, car quand on vit depuis toujours au Svalbard, on n’en a jamais vu. Je cherchais à rencontrer une grande famille car je trouvais ça amusant de voir différentes générations se succéder en ce lieu. Les Vatvik étaient cette famille que je cherchais.”
De l’autre côté de l’île et fin du voyage
“Il est inévitable d’évoquer l’exploitation des mines de charbon puisque c’est son abondante présence qui a motivé l’Homme à s’installer dans cet archipel. L’explication d’une telle richesse est d’ailleurs fascinante. Le Svalbard se trouvait il y a des millions d’années au niveau de l’équateur et est remonté vers le Nord avec le mouvement des plaques. Il était recouvert de forêt, de marécages et de rivières. Toute cette matière organique a pourri et est à l’origine du charbon. En 1838 la France lança l’expédition La recherche vers le Spitzberg. Le but principal était de faire des recherches scientifiques mais ils emmenèrent aussi à bord des artistes peintres dont François Biard qui vint avec sa femme : Léonie D’Aunet.”
Retrouvez le site de Zellidja


Laissez un commentaire
Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.