Décryptage

04
juil 2011

A la façon d’une enquête, la collection “Mystères d’Archives” dirigée par Serge Viallet, décrypte avec précision les images d’archives tournées pendant les grands événements du XXe siècle.

Ce premier numéro de la deuxième saison est consacré au couronnement de la Reine Elizabeth II d’Angleterre qui a eu lieu le 2 juin 1953 en l’abbaye de Westminster à Londres.

Pour la première fois de l’histoire de la télévision, plus de 100 millions de téléspectateurs suivront cet évènement en direct. Pourtant, l’entourage de la Reine à commencer par le Premier Ministre  Winston Churchill, était résolument opposé à la retransmission télévisuelle de la cérémonie. Et pour la reine Élisabeth, pour la couronne et pour le gouvernement de son pays, quel intérêt y avait-t-il à médiatiser à ce point l’événement ?


17
sept 2010

Zoom sur l’Aide juridictionnelle, en écho aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, consacrés cette année au thème “Faire Justice”.

Qu’est-ce que l’Aide juridictionnelle ?

L’Aide juridictionnelle consiste, pour les personnes ayant de faibles revenus, à bénéficier d’une prise en charge par l’Etat des honoraires et frais de justice (honoraires d’avocat, frais d’huissier, d’expertise, …).

L’Aide juridictionnelle est attribuée selon des conditions de ressources. Elle peut être totale (l’Etat prend en charge la totalité de l’indemnité versée à l’avocat) ou partielle (l’Etat prend en charge une partie de l’indemnité, et le justiciable paie à l’avocat des honoraires). lire la suite

01
juil 2010

Un décryptages du Clemi

Le Tour de France est sans doute l’une des plus célèbres compétitions sportives au monde. La télévision participe largement à sa notoriété : elle fait vivre au téléspectateur une course de plusieurs milliers de kilomètres, de bout en bout, et souvent en direct. Des moyens techniques et humains considérables sont mis au service d’une épreuve présentée comme un spectacle à l’esprit festif et populaire.

1. Les stars du tour

Ce sont les champions dont la pugnacité force l’admiration mais aussi ceux qui bénéficient d’un véritable capital de sympathie. Ce ne sont pas les seules vedettes du Tour. Les autres « stars » de la Grande Boucle sont les étapes emblématiques comme l’Aubisque ou le Mont Ventoux ; des lieux mythiques où les coureurs doivent se mesurer à la montagne.

Les champions

Dans le Tour de France, comme dans toute épreuve sportive, on se souvient surtout du nom des vainqueurs. Parmi ceux-là, on reconnaît des héros populaires comme Eddy Merckx, qui savent faire vibrer les foules, et des sportifs dont la performance force le respect mais qui n’ont pas ce charisme. Le public ne s’y trompe pas : ce sont les exploits « chevaleresques » d’un Merckx plutôt que ceux d’un champion distant et quelque peu désincarné comme Lance Armstrong qu’ils mettent au palmarès de la grande saga du Tour.

Deux hommes, deux styles, deux époques. Le 15 juillet 1969, Merckx franchit, sous les acclamations de la foule, la ligne d’arrivée de la 17ème étape, et ce, au terme d’une formidable échappée en solitaire. Pour signifier l’improbable mais toujours possible reconquête des hommes lancés à sa poursuite et souligner le fantastique exploit de ce « seigneur » auquel Léon Zitrone rend un hommage appuyé, vibrant et enthousiaste, les images des suiveurs alternent avec de nombreux plans rapprochés de Merckx en action.

Trente ans plus tard, l’image que nous renvoie le vainqueur du Tour de l’an 2000 est celle de son sacre sur les Champs-Élysées : mise en scène impériale pour Lance Armstrong qui présente, à bout de bras, son enfant à la foule, sous les yeux de sa compagne rayonnante, le tout sur fond d’Arc de Triomphe. Mais à cette représentation victorieuse ne font écho ni la ferveur de la foule, ni l’enthousiasme du commentateur, ni l’admiration affectueuse de ses pairs. Et si, Armstrong, « intouchable et énigmatique », n’était qu’une seule « machine à gagner » ?

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03
juin 2010

Un décryptage du Clemi

Le dossier écologique occupe une place privilégiée dans l’agenda des médias d’information parce qu’il renvoie à des questions cruciales. Si ces questions sont aujourd’hui clairement appréhendées par l’opinion c’est en partie grâce à la télévision qui a contribué à éclairer la problématique environnementaliste : en servant de relais aux leaders historiques d’opinion, en pointant les enjeux écologiques, en faisant, avec l’aide des spécialistes, une évaluation des risques ; en suggérant, études de cas à l’appui, des ripostes aux dangers qui menacent l’écosystème de notre petite planète.

1. Enjeux écologiques

Dès les années 70, la télévision a joué, à sa manière, un rôle pédagogique en vulgarisant l’ « idée écologique » : place plus importante accordée dans ses émissions d’information au questionnement environnementaliste (vision globale des enjeux) ; mais aussi coups de projecteur sur les comportements individuels respectueux de l’environnement (actions locales).

Penser globalement

Le petit écran a médiatisé quelques figures célèbres. René Dumont (années 70) ou Nicolas Hulot, par exemple. En trente ans, l’argumentation n’a pas beaucoup varié. Pourtant, l’éclairage donné à ces hommes, le traitement que les médias leur ont réservé a radicalement changé. On est passé du portrait quelque peu anecdotique du militant à la prise de parole très médiatique des tenants de la nouvelle génération d’environnementalistes.

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