Un décryptages du Clemi

Le Tour de France est sans doute l’une des plus célèbres compétitions sportives au monde. La télévision participe largement à sa notoriété : elle fait vivre au téléspectateur une course de plusieurs milliers de kilomètres, de bout en bout, et souvent en direct. Des moyens techniques et humains considérables sont mis au service d’une épreuve présentée comme un spectacle à l’esprit festif et populaire.
1. Les stars du tour
Ce sont les champions dont la pugnacité force l’admiration mais aussi ceux qui bénéficient d’un véritable capital de sympathie. Ce ne sont pas les seules vedettes du Tour. Les autres « stars » de la Grande Boucle sont les étapes emblématiques comme l’Aubisque ou le Mont Ventoux ; des lieux mythiques où les coureurs doivent se mesurer à la montagne.
Les champions
Dans le Tour de France, comme dans toute épreuve sportive, on se souvient surtout du nom des vainqueurs. Parmi ceux-là, on reconnaît des héros populaires comme Eddy Merckx, qui savent faire vibrer les foules, et des sportifs dont la performance force le respect mais qui n’ont pas ce charisme. Le public ne s’y trompe pas : ce sont les exploits « chevaleresques » d’un Merckx plutôt que ceux d’un champion distant et quelque peu désincarné comme Lance Armstrong qu’ils mettent au palmarès de la grande saga du Tour.
Deux hommes, deux styles, deux époques. Le 15 juillet 1969, Merckx franchit, sous les acclamations de la foule, la ligne d’arrivée de la 17ème étape, et ce, au terme d’une formidable échappée en solitaire. Pour signifier l’improbable mais toujours possible reconquête des hommes lancés à sa poursuite et souligner le fantastique exploit de ce « seigneur » auquel Léon Zitrone rend un hommage appuyé, vibrant et enthousiaste, les images des suiveurs alternent avec de nombreux plans rapprochés de Merckx en action.
Trente ans plus tard, l’image que nous renvoie le vainqueur du Tour de l’an 2000 est celle de son sacre sur les Champs-Élysées : mise en scène impériale pour Lance Armstrong qui présente, à bout de bras, son enfant à la foule, sous les yeux de sa compagne rayonnante, le tout sur fond d’Arc de Triomphe. Mais à cette représentation victorieuse ne font écho ni la ferveur de la foule, ni l’enthousiasme du commentateur, ni l’admiration affectueuse de ses pairs. Et si, Armstrong, « intouchable et énigmatique », n’était qu’une seule « machine à gagner » ?
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